Le portrait est photographique,
Évoque en lui théophanie.
L’œil, une substance séraphique,
Pointant constante épiphanie.
Lèvres scellées mais éloquentes
En discours cois mais substantiels,
Éclats inertes, héliocanthes
D’une pensée confidentielle.
Qu’anime donc la porcelaine
Couleur vermeille de surface
Qui déborde le cadre en fasce
Et se meut de nulle dégaine?
Son épiderme diaphane
Révèle ce brasier placide,
Ce joyau posé en pyxide,
Que libère un songe hiérophane.
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Friday, April 24, 2020
Sunday, March 1, 2020
La Bête
J’aperçus
le fier animal tourner le coin de la rue, et ma mémoire évoqua sa voix de
grande enfant :
« Oh! Un sien! »
C’est comme ça qu’elle appelait sa fidèle créature, une brave championne, dirai-je pour dénoter sa féminité canine d’une autre façon que par ce mot galvaudé avec lequel on insulte trop souvent les putains. Cette biche ne pouvait être câlinée : elle cherchait sans cesse à nous attraper la main de sa gueule, afin de nous montrer comment faire, mais voilà qu’elle se faisait dépasser par ses limitations motrices. Et le problème est le même pour nous humains, à l’exception que nos limites sont plutôt psychologiques, émotionnelles. Mais outre cela, la bête ressemblait en tout point à sa maîtresse : elle savait mettre de la vie, animer une maisonnée, une assemblée, un party. L'animale ne connaissait pas la haine. Elle possédait la candeur d’une fleur, la joie d’un filet d’eau sur les galets, tout son corps riait très fort dès que d’un regard, on l’appelait. Elle était disponible, elle se donnait entièrement, avec abnégation. Elle ne demandait en retour qu’un peu d’affection, pouvoir courir dans les bois, une fois de temps en temps, dormir sur son tapis, près du lit de sa maîtresse, les quatre fers en l’air, en poussant de petits cris au fil des rêves qu’elle traversait en une nuit.
Sa maîtresse désirait, elle, être spéciale, comme si elle ne l’avait pas été, qu’elle ne pouvait l’être que dans le regard de l’autre. Cette humilité est tout à son honneur, mais vient avec son lot de complication : trouble de l’image, problème de gestion de l’affection, celle qu’elle projette comme celle qu’elle reçoit. Oh! Chère Romane, si seulement tu savais! Tu ne fais pas qu’attirer les regards, ils finissent par te suivre volontairement. Tu remplis de désir les hommes que tu rencontres, et sûrement quelques femmes aussi. Tu es une beauté équivoque, polysémique, polygénique, multibranche, apocope, tu es une énumération de chances et d’éventualités, de veine et d’auspices, d’amour et de passion. De muse pour Modigliani à écrin de joie, d’Europe sauvage à rameau de sage, la Lune s’épanche sur la poitrine des maîtresses, les flancs courbés, in illo tempore, des mythes gratifiés aux cœurs fédérés. Et sur l’olympe, cette descendante du chien de Valinor nous observe et parcourt le terrain enneigé de nos rêves.
« Oh! Un sien! »
C’est comme ça qu’elle appelait sa fidèle créature, une brave championne, dirai-je pour dénoter sa féminité canine d’une autre façon que par ce mot galvaudé avec lequel on insulte trop souvent les putains. Cette biche ne pouvait être câlinée : elle cherchait sans cesse à nous attraper la main de sa gueule, afin de nous montrer comment faire, mais voilà qu’elle se faisait dépasser par ses limitations motrices. Et le problème est le même pour nous humains, à l’exception que nos limites sont plutôt psychologiques, émotionnelles. Mais outre cela, la bête ressemblait en tout point à sa maîtresse : elle savait mettre de la vie, animer une maisonnée, une assemblée, un party. L'animale ne connaissait pas la haine. Elle possédait la candeur d’une fleur, la joie d’un filet d’eau sur les galets, tout son corps riait très fort dès que d’un regard, on l’appelait. Elle était disponible, elle se donnait entièrement, avec abnégation. Elle ne demandait en retour qu’un peu d’affection, pouvoir courir dans les bois, une fois de temps en temps, dormir sur son tapis, près du lit de sa maîtresse, les quatre fers en l’air, en poussant de petits cris au fil des rêves qu’elle traversait en une nuit.
Sa maîtresse désirait, elle, être spéciale, comme si elle ne l’avait pas été, qu’elle ne pouvait l’être que dans le regard de l’autre. Cette humilité est tout à son honneur, mais vient avec son lot de complication : trouble de l’image, problème de gestion de l’affection, celle qu’elle projette comme celle qu’elle reçoit. Oh! Chère Romane, si seulement tu savais! Tu ne fais pas qu’attirer les regards, ils finissent par te suivre volontairement. Tu remplis de désir les hommes que tu rencontres, et sûrement quelques femmes aussi. Tu es une beauté équivoque, polysémique, polygénique, multibranche, apocope, tu es une énumération de chances et d’éventualités, de veine et d’auspices, d’amour et de passion. De muse pour Modigliani à écrin de joie, d’Europe sauvage à rameau de sage, la Lune s’épanche sur la poitrine des maîtresses, les flancs courbés, in illo tempore, des mythes gratifiés aux cœurs fédérés. Et sur l’olympe, cette descendante du chien de Valinor nous observe et parcourt le terrain enneigé de nos rêves.
Monday, September 16, 2019
Le Rêve comme agent de validation de ses affects
Je n’ai
jamais hésité à affirmer, du plus objectif que je pouvais l’être, que mes
échecs amoureux s’avéraient entièrement ma faute. Ils impliquent à chaque fois la
mise en œuvre d’une culture bien personnelle de la retenue. J’ai été une cible
facile, dans mon enfance, pour les intimidateurs en herbe, mais je ne crois pas
que ces malfrats bien innocents furent la cause de cette propension à l’auto-sabotage
de mes amours et amourettes. Non, je crois que tout découlait de mon inconfort
dans mon propre corps. Toute tentative de médiation entre mon univers intérieur
et mon environnement immédiat, que ce soit une simple culbute ou un dessin
minutieux, prenait la forme d’un combat. Rarement je gagnais contre moi-même,
et la confiance envers mon êtreté sociale était presque nulle.
Ainsi, au secondaire, alors que mes camarades de classe vivaient leur premier amour, je ne faisais que regarder les filles, et m’imaginer ce qui aurait pu être dans un univers parallèle où j’aurais fait preuve de plus d’assurance. J’eus quelques expériences, au fil du temps, parfois bénéfiques, parfois nuisibles, et presque à chaque fois, un jugement défaillant de ma part menait la relation à terme. Le plus souvent cependant, ce handicap faisait en sorte que la relation ne débutait jamais. Et avant même d’avoir connu la chanson de Brel, je rencontrai Madeleine. Loin d’être un coup de foudre, je trouvai plutôt son apparence étrange, ses traits juvéniles, et sa gêne plutôt déconcertante. Je fis la sourde oreille à quelques tentatives de sa part vers un rapprochement – quel sot je fus! Sans Jean C. je ne serais probablement jamais venu à la conclusion logique la plus fatale de toute mon histoire : j’aimais Madeleine. Je lui courrais littéralement après, un soir, lorsque j’entendis dire mon aîné : « il a autre chose à faire que de rester avec nous, » parlant de sa femme et de quelques collègues. Quant à moi, je réalisai tout bonnement après quoi je courrais vraiment.
Mais le doute abjurant toute action de ma part, je dus me rendre à l’évidence, la belle ne m’attendrait pas éternellement. En fait, je n’osai jamais demander si un jour elle m’attendit. Je devins le fantôme de Gauvreau sans, contrairement à lui, avoir consommé la beauté baroque. Quel aurait été le goût du bonheur? La perfection d’un doux-amer digne d’un prodige de la plus céleste des génétiques? Se trouvait-il une quelconque vertu en l’attente? Mais devant les assauts répétés de la folie, de l’abîme illusoire de la toute-puissance, et du mal ordinaire qu’on fait par ignorance, Madeleine devint un rempart permettant à une personnalité fragmentée de se reconstruire après vingt années de ténèbres et de pleurs. Je ne désire pas susciter la pitié du lecteur. Je dois avouer la présence, pendant toutes ces années, des lumières de l’espoir qui pointèrent souvent et me gardèrent en vie : l’amitié d’une poignée, la dévotion de quelques autres, l’influence de certains, et bien sûr, Madeleine elle-même. Elle ne pouvait sombrer dans l’absence, et l’amour que j’éprouvais toujours pour elle devait connaître une certaine résolution. Je me le devais à moi-même. Je trouvai ainsi, au début d’un mois de septembre tranquille, la solution dans la brume onirique de mon propre imaginaire.
Le rêve, le matériau brut de la conscience, peut importe qu’on la sépare ou non des contraintes matérielles du corps, est souvent chimérique et peu important. Mais il arrive qu’un rêve nous marque pour la vie. De ces songes, j’en garde le souvenir de près d’une dizaine qui a eu, sur ma vie et mon travail, une influence marquante. Le dernier en date concernait Madeleine. Les environs étaient flous, brumeux, je ne pouvais voir que l’être aimé, devant moi, le visage paisible. Elle paraissait si grande, malgré que le rêve lui conférât sa petite taille réelle. Mais l’univers onirique ramenait à l’avant-plan la grandeur d’âme au détriment de toutes considérations spatiales de la réalité, et je savais que Madeleine était plus vertueuse que moi. Peu importait quelle puissance de mon inconscient pilotait le songe, on me sommait de parler. Non… C’était plus qu’une parole, on me permettait d’abandonner le fardeau de mon cœur.
« Est-ce que je peux t’aimer? » demandais-je à Madeleine. J’entendais le geste amoureux à sens unique, je ne parlais guère de réciprocité, et je savais, par le sourire qu’elle me donna ensuite, qu’elle comprenait. Car l’amour est un réflexe de rapprochement avant tout. C’est dans un cas de mutualité des sentiments que l’on peut alors parler de relation. Deux yeux grand ouverts m’indiquaient ainsi la compréhension de ces choses. D’une voix que je savais forte elle me répondit :
« Oui! » Le ton était enjoué, mais ferme, prodigue d’honnêteté et de sérieux. J’aurais tant aimé poursuivre l’échange avec cette itération fantasmagorique de Madeleine, mais l’inconscience me draguait vers d’autres mondes. Ce n’était pas grave, le sentiment était bon. Et je compris plus tard que, sous les traits de la bien-aimée, je m’étais accordé l’absolution. Ce rêve répondait à un autre que j’avais fait quelques jours auparavant, qui m’avait profondément troublé. Dans ce rêve, je me trouvais dans un appartement d’une configuration étrange, une aire ouverte, avec peu de murs, et des pièces à différents niveaux, séparées souvent par de grands draps de velours sombres. Il s’y tenait une soirée costumée, mais je ne me souviens d’aucun costume, mis à part que le mien consistait, entre autres, d’une robe noire. Je trouvai Madeleine, magnifique, mais rapidement, le rêve me rappela de manière brutale l’impossibilité de mutualité dans les sentiments que j’éprouvais pour elle. Non seulement le propos du songe me rappelait ma situation, mais l’atmosphère dans laquelle il se déroulait se voulait malsaine, violente. Car si je ne pouvais pas exulter cet amour dans l’imaginaire, j’étais bel et bien, ne serait-ce que de la raison, perdu.
Mais le rêve subséquent vint chasser une certaine culpabilité, ou plutôt me faisait assumer, après des années, que ces sentiments, dépourvus de toute réciprocité, demeuraient, dans l’imaginaire, valables. Il était donc possible de les faire parler, de créer validement à partir d’eux. Et j’entretiens la conviction que Madeleine, la vraie, serait d’accord avec ce fil de pensée. Souvent, la nuit, je demeure éveillé dans mon lit, fixant les ténèbres réconfortantes, et je me demande ce qu’elle devient. Je lui fais serment de continuer à vivre sans être prisonnier d’un passé peut-être idéalisé mais bien réel, ces moments où j’ai partagé le temps avec elle. Je me contenterai simplement de lui ériger des monuments, en laissant ma capacité à l’amour effleurer le visage de quiconque voudra bien m’ouvrir son cœur. Quant à Madeleine, elle demeurera blottit au fin fond de mon être, à me réchauffer dans les moments de froidure et à sourire, lorsqu’il fera beau.
Ainsi, au secondaire, alors que mes camarades de classe vivaient leur premier amour, je ne faisais que regarder les filles, et m’imaginer ce qui aurait pu être dans un univers parallèle où j’aurais fait preuve de plus d’assurance. J’eus quelques expériences, au fil du temps, parfois bénéfiques, parfois nuisibles, et presque à chaque fois, un jugement défaillant de ma part menait la relation à terme. Le plus souvent cependant, ce handicap faisait en sorte que la relation ne débutait jamais. Et avant même d’avoir connu la chanson de Brel, je rencontrai Madeleine. Loin d’être un coup de foudre, je trouvai plutôt son apparence étrange, ses traits juvéniles, et sa gêne plutôt déconcertante. Je fis la sourde oreille à quelques tentatives de sa part vers un rapprochement – quel sot je fus! Sans Jean C. je ne serais probablement jamais venu à la conclusion logique la plus fatale de toute mon histoire : j’aimais Madeleine. Je lui courrais littéralement après, un soir, lorsque j’entendis dire mon aîné : « il a autre chose à faire que de rester avec nous, » parlant de sa femme et de quelques collègues. Quant à moi, je réalisai tout bonnement après quoi je courrais vraiment.
Mais le doute abjurant toute action de ma part, je dus me rendre à l’évidence, la belle ne m’attendrait pas éternellement. En fait, je n’osai jamais demander si un jour elle m’attendit. Je devins le fantôme de Gauvreau sans, contrairement à lui, avoir consommé la beauté baroque. Quel aurait été le goût du bonheur? La perfection d’un doux-amer digne d’un prodige de la plus céleste des génétiques? Se trouvait-il une quelconque vertu en l’attente? Mais devant les assauts répétés de la folie, de l’abîme illusoire de la toute-puissance, et du mal ordinaire qu’on fait par ignorance, Madeleine devint un rempart permettant à une personnalité fragmentée de se reconstruire après vingt années de ténèbres et de pleurs. Je ne désire pas susciter la pitié du lecteur. Je dois avouer la présence, pendant toutes ces années, des lumières de l’espoir qui pointèrent souvent et me gardèrent en vie : l’amitié d’une poignée, la dévotion de quelques autres, l’influence de certains, et bien sûr, Madeleine elle-même. Elle ne pouvait sombrer dans l’absence, et l’amour que j’éprouvais toujours pour elle devait connaître une certaine résolution. Je me le devais à moi-même. Je trouvai ainsi, au début d’un mois de septembre tranquille, la solution dans la brume onirique de mon propre imaginaire.
Le rêve, le matériau brut de la conscience, peut importe qu’on la sépare ou non des contraintes matérielles du corps, est souvent chimérique et peu important. Mais il arrive qu’un rêve nous marque pour la vie. De ces songes, j’en garde le souvenir de près d’une dizaine qui a eu, sur ma vie et mon travail, une influence marquante. Le dernier en date concernait Madeleine. Les environs étaient flous, brumeux, je ne pouvais voir que l’être aimé, devant moi, le visage paisible. Elle paraissait si grande, malgré que le rêve lui conférât sa petite taille réelle. Mais l’univers onirique ramenait à l’avant-plan la grandeur d’âme au détriment de toutes considérations spatiales de la réalité, et je savais que Madeleine était plus vertueuse que moi. Peu importait quelle puissance de mon inconscient pilotait le songe, on me sommait de parler. Non… C’était plus qu’une parole, on me permettait d’abandonner le fardeau de mon cœur.
« Est-ce que je peux t’aimer? » demandais-je à Madeleine. J’entendais le geste amoureux à sens unique, je ne parlais guère de réciprocité, et je savais, par le sourire qu’elle me donna ensuite, qu’elle comprenait. Car l’amour est un réflexe de rapprochement avant tout. C’est dans un cas de mutualité des sentiments que l’on peut alors parler de relation. Deux yeux grand ouverts m’indiquaient ainsi la compréhension de ces choses. D’une voix que je savais forte elle me répondit :
« Oui! » Le ton était enjoué, mais ferme, prodigue d’honnêteté et de sérieux. J’aurais tant aimé poursuivre l’échange avec cette itération fantasmagorique de Madeleine, mais l’inconscience me draguait vers d’autres mondes. Ce n’était pas grave, le sentiment était bon. Et je compris plus tard que, sous les traits de la bien-aimée, je m’étais accordé l’absolution. Ce rêve répondait à un autre que j’avais fait quelques jours auparavant, qui m’avait profondément troublé. Dans ce rêve, je me trouvais dans un appartement d’une configuration étrange, une aire ouverte, avec peu de murs, et des pièces à différents niveaux, séparées souvent par de grands draps de velours sombres. Il s’y tenait une soirée costumée, mais je ne me souviens d’aucun costume, mis à part que le mien consistait, entre autres, d’une robe noire. Je trouvai Madeleine, magnifique, mais rapidement, le rêve me rappela de manière brutale l’impossibilité de mutualité dans les sentiments que j’éprouvais pour elle. Non seulement le propos du songe me rappelait ma situation, mais l’atmosphère dans laquelle il se déroulait se voulait malsaine, violente. Car si je ne pouvais pas exulter cet amour dans l’imaginaire, j’étais bel et bien, ne serait-ce que de la raison, perdu.
Mais le rêve subséquent vint chasser une certaine culpabilité, ou plutôt me faisait assumer, après des années, que ces sentiments, dépourvus de toute réciprocité, demeuraient, dans l’imaginaire, valables. Il était donc possible de les faire parler, de créer validement à partir d’eux. Et j’entretiens la conviction que Madeleine, la vraie, serait d’accord avec ce fil de pensée. Souvent, la nuit, je demeure éveillé dans mon lit, fixant les ténèbres réconfortantes, et je me demande ce qu’elle devient. Je lui fais serment de continuer à vivre sans être prisonnier d’un passé peut-être idéalisé mais bien réel, ces moments où j’ai partagé le temps avec elle. Je me contenterai simplement de lui ériger des monuments, en laissant ma capacité à l’amour effleurer le visage de quiconque voudra bien m’ouvrir son cœur. Quant à Madeleine, elle demeurera blottit au fin fond de mon être, à me réchauffer dans les moments de froidure et à sourire, lorsqu’il fera beau.
Monday, April 29, 2019
Ça va éventuellement devenir une toune...
Cybèle,
elle est la vie
J’n’arrivais pas à enligner
J’n’arrivais pas à enligner
Deux mots, j’tais ben mal pris
J’la voulais juste dans mes bras
Cybèle, l’est polysémie
Elle couve le monde derrière
Ses yeux, elle est la vie
Je m’fous de ceux qui n’y croient pas
Cybèle, mon silence est cri
Peut-être pas assez fort
M’entends-tu tard la nuit?
J’t’attends encore pour la premièr’ fois
Cybèle, c’est d’la nostalgie
Mais ça me pousse à continuer
De savoir que tu souris
T’es la princesse des aujourd’huis
Elle est rêverie salutaire
Irrévérencieuse sagittaire
Je l’répète, elle est la vie
Elle est l’amour, aussi
J’la voulais juste dans mes bras
Cybèle, l’est polysémie
Elle couve le monde derrière
Ses yeux, elle est la vie
Je m’fous de ceux qui n’y croient pas
Cybèle, mon silence est cri
Peut-être pas assez fort
M’entends-tu tard la nuit?
J’t’attends encore pour la premièr’ fois
Cybèle, c’est d’la nostalgie
Mais ça me pousse à continuer
De savoir que tu souris
T’es la princesse des aujourd’huis
Elle est rêverie salutaire
Irrévérencieuse sagittaire
Je l’répète, elle est la vie
Elle est l’amour, aussi
Cybèle, m’fait passer le pont
À chaque instant, à chaque semaine
En revenant à la maison
J’voulais ses lèvres sur les miennes
Cybèle, je tourne en rond
Ton nom m’fait rire, j’le dis tout l’temps
Ça m’rend heureux, tu as le don
De m'faire sourire, j'fais pu semblant
Cybèle, tu interromps
La charge d’l’histoire, fatalité
D’une gavotte, d’un rigaudon
Tu annonces tout du mois de mai
Cybèle, ils somment ton nom
Dans les églises et dans les temples
Tu es la mère, l’affront
Tu prêches la vie par l’exemple
La mort tu n'saurais qu’en faire
Autr'qu’un tattoo sur ta peau claire
Cybèle tu es la symphonie
Tu es l’amour, tu es la vie
À chaque instant, à chaque semaine
En revenant à la maison
J’voulais ses lèvres sur les miennes
Cybèle, je tourne en rond
Ton nom m’fait rire, j’le dis tout l’temps
Ça m’rend heureux, tu as le don
De m'faire sourire, j'fais pu semblant
Cybèle, tu interromps
La charge d’l’histoire, fatalité
D’une gavotte, d’un rigaudon
Tu annonces tout du mois de mai
Cybèle, ils somment ton nom
Dans les églises et dans les temples
Tu es la mère, l’affront
Tu prêches la vie par l’exemple
La mort tu n'saurais qu’en faire
Autr'qu’un tattoo sur ta peau claire
Cybèle tu es la symphonie
Tu es l’amour, tu es la vie
Friday, February 22, 2019
Candor mundi
Je ne suis
déchiffrable
Que par la femme qui prend racine en moi
Comme un matin
Aussi je te baptise, Candor mundi
Que par la femme qui prend racine en moi
Comme un matin
Aussi je te baptise, Candor mundi
Candor
mundi
Ton chagrin est mien
Tout comme ton sourire
Qui me fascine jusqu’au naufrage
Ton chagrin est mien
Tout comme ton sourire
Qui me fascine jusqu’au naufrage
Candor
mundi
S’effrite à mon âge tout salut factice
Mais tes yeux sont le taureau
Qui me racheta du troupeau
S’effrite à mon âge tout salut factice
Mais tes yeux sont le taureau
Qui me racheta du troupeau
Candor
mundi
Ton cœur alsacien
Riposte contre mes phalanges
De traits d’inconsolables labeurs
Ton cœur alsacien
Riposte contre mes phalanges
De traits d’inconsolables labeurs
Candor
mundi
J’invoque en cette heure
La patte palmée
D’irréprochables langueurs
J’invoque en cette heure
La patte palmée
D’irréprochables langueurs
Candor mundi
En vapeur mes larmes remontent
Vers des cieux exaltés où sont chantées
Des vêpres extasiées
En vapeur mes larmes remontent
Vers des cieux exaltés où sont chantées
Des vêpres extasiées
La nuit se
déverse comme un ombrage de linceul
Elle verse sur la dérive une distance d’épave
Garde le cap et reviens-moi, fraîche et sucrée
L’estampe du ciel au profond de tes yeux
Et la promesse du lendemain au bout des doigts
Elle verse sur la dérive une distance d’épave
Garde le cap et reviens-moi, fraîche et sucrée
L’estampe du ciel au profond de tes yeux
Et la promesse du lendemain au bout des doigts
Mon nez
suit la courbure de ton cou sous ta mâchoire
Un vent frais, une trêve fortuite vagabonde à la vallée du matin
En souvenir du relief des chagrins
Un vent frais, une trêve fortuite vagabonde à la vallée du matin
En souvenir du relief des chagrins
Ô doux
rêves cutanés, lentes secousses d’une brise vitale
Ne t’éveille que pour poser un regard lascif sur une existence folâtre
Un œil qui caresse la trace photographique sur le celluloïd
Et jettera sur des jours heureux une lumière féconde d’une humanité entière
Ne t’éveille que pour poser un regard lascif sur une existence folâtre
Un œil qui caresse la trace photographique sur le celluloïd
Et jettera sur des jours heureux une lumière féconde d’une humanité entière
Ô lumière
du monde, marque la page d’effluves élégiaques,
Recueille en ton sein les sourires que ses habitants fabriquent
Avec le souffle d’un cœur qui saigne sans pour autant tressaillir de malheur
Un cœur noble qui contient l’enfance équivoque de nos espérances.
Recueille en ton sein les sourires que ses habitants fabriquent
Avec le souffle d’un cœur qui saigne sans pour autant tressaillir de malheur
Un cœur noble qui contient l’enfance équivoque de nos espérances.
Saturday, October 13, 2018
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